Q:Herr Selig, si je rasais intégralement un nain, une vermine et un fière-corne, quelle créature me fournirait le plus de poils ?
Encore une fois, le plus haut intellect côtoie la plus basse vulgarité. Je sais qu’on dit qu’il n’y a pas de question idiote, mais je me demande parfois si je mérite mon public ! Mais soit, la question ayant été posée, je ne manquerai pas de la traiter avec la plus haute rigueur professionnelle, comme toute autre.
Commençons par relever la première évidence, qui est que la différence de pilosité entre ces trois créatures saute aux yeux dès l’abord. Les nains possèdent une capillarité fort semblable à la nôtre, quoique quelque peu plus épaisse et plus dense. La plupart d’entre eux ne diffèrent guère à cet égard des humains provenant des climats les plus froids, bien qu’ils aient une longévité supérieure, et la possibilité de laisser pousser des ornements faciaux bien plus impressionnants, un trait bien connu de leur culture, et dont ils semblent tirer un certain prestige social.
Concernant les Bêtes, la réponse est relativement simple, bien que vague. Leur pilosité peut varier considérablement, au vu de l’incroyable diversité de leurs races, observée aux quatre coins du monde. Ceci dit, le type le plus courant est un pelage épais et rêche, généralement brun foncé, idéal pour se tapir dans le sous-bois.
La vermine présente autant de couleurs différentes que les simples rats, avec des teintes allant du noir au blanc en passant par le gris et le brun. Certains rares spécimens arborent cependant une toison rougeâtre, souvent associée aux groupes les plus belliqueux ; on dit que la couleur rouge camoufle les taches de sang sur leur pelage et les empêche de prendre conscience de leurs propres blessures. Tous ces types diffèrent également par la texture du poil : certains ont la robe aussi douce que celle des animaux de compagnie, d’autres ont la fourrure hirsute et maculée de crasse, selon leur rang social.
J’espère vous avoir été utile. Pour en revenir à votre question initiale, cependant, je dois avouer que je manque de données expérimentales pour pouvoir y apporter une réponse définitive. Toutefois, au vu de la surface, de la longueur du poil et de sa densité, je pense que la toison du fière-corne vous fournirait la plus grande quantité. Mais à ce moment, vous vous retrouverez face à trois créatures nues et on ne peut plus contrariées, qui ne manqueront certainement pas de vous tailler en pièces ! Bon courage !